La perte de l’animal chéri

février 7th, 2011

Ce passage du livre “Les chats de hasard”, d’Anny Duperey, parlera à chacun de nous qui avons perdu un animal chéri.

“La mort d’un animal familier est terrible. On est souvent physiquement plus intime avec lui qu’avec bien d’autres personnes. On le nourrit chaque jour, on le caresse, on le soigne, et il s’en remet à vous avec des yeux d’enfant, il est contre vous, dans votre lit souvent, souffle contre souffle, en promenade sur votre table de travail, dans la salle de bains. Personnellement je n’ai jamais eu une telle proximité avec aucun autre personne aimée de ma famille. Le manque physique, lorsqu’il (l’animal) disparaît, est donc terriblement présent, immédiat. On ne peut rien théoriser, rien tenir à distance.

C’est aussi le plus souvent une affection très exclusivement personnelle. Il n’est donc pas de groupe familial pour faire écran, ou vous soutenir, pas de lien social, de cérémonie pour transcender la chose, pas de linceul protecteur pour cacher le cadavre, pas de cercueil, pas de croque-morts pour vous épargner d’avoir à saisir un corps inerte et bientôt raide. Et que dire d’avoir à décider le moment de l’euthanasier et le faire trépasser alors que son regard innocent, résigné, s’en remet à vous pour cela aussi. Il n’y a que vous, seul, et la mort brute dans sa réalité la plus crue, à voir, à toucher de vos mains, à assumer jusqu’au bout.”

Neals mon chat

août 10th, 2010
Neals mon chat norvégien

Neals mon chat norvégien

Au revoir Neals, tu m’a quitté ce lundi 9 aoùt 2010, emporté par un cancer de l’intestin.
Nous avons passé ensemble de très belles années, nous étions complices.
Tu étais mon dernier chat et tes copains chats te manquaient beaucoup mon pauvre minou, mais tu n’avais pas voulu de la petite Ermione que j’ai du replacé chez une amie.
Exclusif en amitié féline comme en amitié humaine car tu ne supportais que moi.
Tu me manque beaucoup même si je sent ta présence à mes cotés.
Gros calins mon Neals.